samedi 16 août 2014

L'été au Québec: 1ère partie


Le refuge animalier de Saint-Donat:

Je sais, je sais, ce fût beaucoup plus long que d'habitude avant d'avoir des nouvelles. J'aimerais vous donner une explication ou une raison de ce retard... Je n'ai malheureusement rien à dire (écrire). De la paresse? Pas vraiment. De la fatigue? Peut-être un peu... mais pas tant que ça. Finalement, je crois que mes «locataires» du mois de juillet m'ont tenu occupée. Mais, heureusement, occupée de façon positive et agréable.

Si je récapitule depuis notre retour, ça ressemble un peu à ça.
Nous sommes entrés au Québec le 25 mai. Ça nous prendras un bon 3 jours pour nous remettre dans l'bain et renflouer le «stock» de Montréal et du Nord. Après une semaine, direction Saint-Donat jusqu'à l'automne.

Comme travaux, il restait à Normand les moulures extérieures des fenêtres du bas, côté Sud, à faire. Mais, on aperçoit sur la prochaine photo, que ses priorités étaient ailleurs. Avec le recul, et les "formidables" températures que nous avons eu cet été, c'est finalement lui qui a eu raison de profiter du soleil en juin.
  

Normand et moi avons pris la décision de dépanner des amis, durant leurs vacances, en gardant leurs animaux de compagnie. C'est pour ça que je dis que j'ai été occupée de façon positive. Notre pensionnaire, qui restera le plus longtemps, est arrivé le 21 juin.

Il s'agit de «Matou».

Et comme tous les chats, il connaît l'art de la contorsion.

Comme il s'agit du chat de nos locataires de la saison d'hiver, il connaît la maison et a rapidement pris ses aises.

Entre-temps, les nouveaux et anciens ratons laveurs se pointent. Évidemment, ma p'tite maman de l'année dernière est venue me présenter sa nouvelle famille. Un beau signe de confiance et de fidélité.

Une première approche, de loin, des petits. On voit bien qu'il y en a un qui est plus courageux, et l'autre, même après un mois, est toujours collé sur maman.

Puis, tout en suivant maman, ils se risquent sur le balcon. On les sent un peu timide.

Tranquillement, ils repèrent les lieux.

Ils demeurent toujours derrière maman, et elle les protègent beaucoup lors des premières sorties en public.

Ah! Enfin un p'tit regard vers moi.

Allez la famille... on regarde l'objectif de la caméra. C'est un peu flou, mais on les voit bien.

Finalement, le plus brave tente un contact avec moi. Il mange maintenant dans ma main.

Pendant ce temps, «Matou» qui a pris ses aises, décide de faire son nid/lit sur ce divan, avec la boule laissée par Marguerite comme doudou.



Et ça donne parfois de drôles d'images.

Le 8 juillet, nous avons l'arrivée du 2e pensionnaire. Il s'agit du chien de la fille à Normand.

«Spud». Un chien de 8 ans et venant de l'Ontario. Comme il n'est au Québec que depuis 1 an, j'ai pratiqué mon anglais avec lui.

Petite tentative de contact entre les deux? Ils se toléraient, mais sans plus. Chacun à son affaire, ils semblaient heureux.

Finalement, comme la chaleur n'était plus au rendez-vous, Normand a débuté les cadrages des fenêtres neuves.

Il semble très absorbé par ses travaux.

Comme «Spud» l'avait adopté, Normand l'amenait partout avec lui. On remarque aussi le changement de température (lire de costume). Ici le 18 juillet, et la photo d'avant, le 17 juillet. Un bel aperçu de notre été en dents de scie, mais plus à l'image du 17 juillet.

Et puis, le 3e pensionnaire arrive le 20 juillet. Le «p'tit» Bouvier de 11 ans de mon frère, «Gypsy».

Comme il est habitué avec un chat, ce fût assez simple de l'intégrer au groupe. En plus, comme je l'ai gardé plusieurs fois, il nous connaît bien. 

On voit mes 2 protecteurs à mes pieds.

Ils sont partis pour la nuit.

Il y avait un beau respect entre les deux.

Même dehors, je sentait que «Matou» aurait aimé un rapprochement avec «Gypsy». Mais, celui-ci est parti après une semaine et, la même journée, «Spud» retournait avec sa famille.
La gestion fût plus facile que je croyait mais, pour les appeler, il y avait parfois confusion des noms.

Je vous laisse avec quelques photos de «Matou» et ses exploits inconscients avec sa doudou...








mercredi 2 juillet 2014

Le retour au Québec - Mai 2014


La nuit avant notre retour à Montréal fût assez courte. Comme nous avions décidé de demeurer sur notre voilier, plutôt qu'aller à l'hôtel, nous avions plusieurs petites choses de dernière minute à faire comme, entre autres, dégeler le congélateur, défaire le filage des batteries et fermer le voilier de façon sécuritaire. Ouf! À 6h10 nous quittions Grenada Marine pour arriver à l'aéroport à 6h45. Beaucoup plus rapide que prévu. Nous avons quand même dû faire la file pour l'enregistrement des bagages, puis, comme d'habitude, la fouille en règle de TOUS les bagages à main. Comme nous étions à la fin de la session à l'université, il y avait beaucoup d'étudiants. La compagnie aérienne (American Airlines) a même offert 800.00$ a toute personne qui était prête à remettre son vol au lendemain... J'y ai songé quelques instants, mais Normand a hésité. C'est vrai qu'à la dernière minute comme ça, c'est pas évident.  

On quitte finalement comme prévu, à 8h50.

Malheureusement, avec le couvert nuageux, la séance photo est a oublier.

Je me rabat sur le visionnement du film et j'oublie mon hublot. Par chance, nous avions un pilote assez généreux pour nous tenir au fait de la progression du voyage. Il nous avise donc, qu'à 30 000 pieds, nous allons survoler les îles Turks et Caicos ainsi que les Bahamas. Je sort ma caméra et voyez ce que j'ai pu y capter. 



On voit même le sable au fond, sculpté par la vague.



Le bleu plus foncé = plus creux. On voit bien la démarcation entre les deux profondeurs.

Même en «zoomant», et à 30 000 pieds, ma p'tite caméra est excellente. 

Ah non! Le ciel se recouvre.

Un trou dans les nuages. Fiou! Ils n'étaient que de passage.

L'île à droite, on dirait une baleine.

De plus près. Elle a un beau sourire, et on voit même son oeil.

Ici, une belle route de sable, pour se rendre sur une île déserte?

Maintenant, je laisse aller ma créativité. Un peu comme Yann Arthus-Bertrand.






Pourraient-elles passer pour des toiles de Picasso?




À droite, un manchot?

De plus près.

Les crocs d'un monstre quelconque et...

Les racines de la vie.

Nous atterrissons à 12h06, à Miami. Comme d'habitude, nous sortons les derniers. Un préposé avec une chaise roulante m'attend et, comme nous avons une longue attente (notre prochain vol est prévu à 20h40), la porte d'embarquement n'est pas encore inscrite sur les tableaux d'affichage. Le préposé nous laisse donc à la porte d'embarquement inscrite sur ses documents électroniques, la D-27. Normand va faire un repérage pour trouver un endroit pour diner. On opte pour le «Irish Pub». Je dois marcher un peu (après tout j'ai passablement de temps), mais nous ne sommes pas déçus. Des portions vraiment généreuses et délicieuses et, le dessert... Un gros morceau de tarte aux pommes chaudes. Le tout avec deux écrans géants où je visionne un match de «softball» féminin: Floride vs Washington.

À 16h00, bien installé à lire, Normand m'avise que nous devons nous rendre à la porte D-19. Nous y arrivons après avoir monté 2 étages, pris le «skytrain» pour une station, et redescendu 2 étages. C'est là que j'ai découvert mon bolide. Pour faire concurrence à mon ami Sylvain et son avion, j'ai trouvé le mien, et spécialement adapté pour moi. Wow!  


N'oubliez pas que, tout l'été, je continue à alimenter ce blogue. J'ai déjà ma «maman» raton de l'année dernière qui est revenue. A-t-elle eu d'autres bébés? À SUIVRE.

samedi 31 mai 2014

Retour à Grenade et entreposage du voilier


Je te souhaite la bienvenue, Gilles, le numéro «25» de mon blogue. C'est vrai que le Nord du Québec peut nous offrir de magnifiques couchés de soleil, mais jette quand même un coup d'oeil à ceux du Sud. À cause de la latitude ils sont beaucoup plus rapides, mais offrent aussi une belle palette de couleurs. Si tu regardes mes photos depuis janvier 2010, y'en a des pas si pires.

Après 5 jours à Tyrrel Bay, c'est le temps de penser au remisage du voilier pour l'été. Mais avant, un peu de gâteries gustatives à Whisper Cove Marina.

On quitte donc Tyrrel Bay à 6h30, le 4 mai, avec voiles et moteur très lent (1500 tr/min). Le passage entre les îles se fait surtout sous voiles, avec un 18 kt de vent à 120° sur bâbord. Une fois sous le vent de Grenade, ça alterne vent et moteur selon les rafales de vent catabatique. Nous avions une bonne heure d'avance sur l'horaire de l'année dernière, jusqu'à l'arrivée à Pointe Saline (la pointe de l'aéroport). C'est là que nous changeons de cap pour un franc Est dans l'pif. Ouf! Je ne voulais pas brusquer mon moteur, mais des fois il faut c'qui faut! J'avançais à peine à 2 kt à 2200 tr/min. C'est là que j'ai perdu mon avance. Après discussion avec mon 1er Second, je tente d'augmenter la révolution du moteur, très lentement. 2400... j'attends un peu... 2500... j'attends encore et tout va bien. Allons-y pour un autre p'tit coup sur la manette... 2600 tr/min. O.K j'arrête ici. Ça roule rondement mais lentement. On entre dans le chenal de Woburn Bay à 14h00 et accostons à la marina de Whisper Cove à 14h30. 12°00'.611N 061°44'.022W.



On voit bien la sécheresse qui a sévi tout l'hiver.

Pour faire concurrence à Fred Pellerin et sa traverse de lutins de Saint-Élie-de-Caxton, Gilles, le propriétaire de la Marina de Whisper Cove, a installé un panneau indiquant une traverse d'iguanes.

Et voici un des habitants du lieu.

C'est surtout Normand qui s'est rempli la panse avec les excellents produits du Maître boucher Gilles, de Whisper Cove Marina. Malheureusement, j'aime moins la viande (je suis plutôt «P» - Pâtes, Pizza, Poissons, Poulet, Patate, Pain et Pâtisseries) mais, même ses produits, j'en mange assez souvent et avec plaisir. ATTENTION: Ça vaut le détour si vous êtes dans les environs, et c'est aussi le point de rencontre de tous les navigateurs Québécois à Grenade.

Nous avons quand même profité du fait d'être à quai, avec électricité, pour débuter le rangement et le ménage du voilier. Comme le rendez-vous pour sortir le voilier, à Grenada Marine, était pris pour le 20 mai, nous avions prévu nous y rendre la veille, prendre un mooring de la marina (gratuit lorsqu'on y entrepose notre voilier) pour être fin prêt pour la sortie du lendemain. Normand a appelé la veille pour vérifier l'heure exact de la sortie et, comme c'était prévu pour 13h00, nous avons décidé d'attendre au lendemain matin pour nous y rendre, et profiter d'une journée de plus à quai. Même si nous avions encore le vent et la vague dans l'pif, ça nous aura pris 2 heures de navigation pour y être.

Depuis 3 ans, nous utilisons une peinture anti-salissure (antifouling) de marque «Sea Hawk 44», que nous appliquons à chaque saison et, à chaque sortie de l'eau du voilier, la coque était toujours impeccable. Cette année, nous avons dû gratter la coque à plusieurs reprises, et nous ne sommes pas les seuls à avoir eu des problèmes avec cette peinture. Comme le fournisseur offre une garantie de son produit, nous tenterons de voir si nous pouvons être dédommagé.

La quille semble pas trop attaquée par les «Barnacles» (mais d'habitude y'a rien).

Voyez maintenant le dessous du voilier. Et ce n'est que pour 6 mois à l'eau. Les «Barnacles» auraient-ils développé une résistance au cuivre et à l'étain de la peinture?

Comme le voilier fût sortie à 13h00, et avant qu'il soit bien nettoyé et installé, on peut dire que le 20 fût une journée de perdue pour la préparation de la fermeture. Comme nous quittons le 25 tôt le matin, il nous reste encore 4 jours pour finaliser nos préparatifs.

On met toute la nourriture non périssable dans d'immenses sacs style «ziploc» (en cas d'éclatement dû à la chaleur),

ainsi que tous les produits ménagers.

En fait, à cause de la poussière de sable du Sahara amenées par les Alizés, tout est enveloppé dans des sacs. Nous recouvrons ensuite la table et les banquettes avec d'immenses draps/couvertures en toile. Vous savez, ceux qui servent normalement à recouvrir le sol, lors des travaux de peinture.
L'autre petit problème, c'est le soleil qui jaunit tout l'intérieur et amène une chaleur suffocante. J'ai trouvé la solution.



Je met du papier d'aluminium dans tous mes hublots. Ça se travaille bien et laisse la chaleur à l'extérieur. J'ai tellement aimé que, cette hiver, j'ai laissé l'aluminium dans les hublots fixes et, sincèrement, c'était plus confortable à l'intérieur.

Voilà pour notre saison de navigation 2013-2014.
Prochain article: «Le retour au Québec».

Pour bien finir, voici mes derniers couchés de soleil/ciel du soir des Caraïbes.